Une main sur la joue

Il pose délicatement sa main sur la joue blanche, comme un prolongement de toute la tendresse de son regard.

Elle lève des yeux presque suppliants vers lui, tandis que sa lèvre inférieure se met à trembler.

Pourquoi semble-t-elle triste ?

Comment lui expliquer qu’au moment même où ses doigts ont touché la peau du visage, ils ont brutalement réveillé des années de solitude et de vaine attente ?

Elle éclate en sanglots, se blottit contre sa poitrine comme une enfant encore incrédule, et laisse aller un long chagrin qui se faufile entre les mailles chaleureuses du pull-over.

Il ne dit rien, se contente de la serrer doucement dans ses bras.

Il comprendra plus tard.