Nouvelle écrite dans le cadre d’un mémoire de master prospectiviste sur la prise en charge des personnes âgées en 2040, avec la contrainte d’y inclure 15 hypothèses imposées.   Comme tous les matins, la première chose que fait Adriel en se levant est de placer son microprojecteur sur sa chemise et de l’allumer. L’image projetée sur la table de la cuisine lui donne immédiatement…

Lire la suite

Il y a peu, j’ai été contactée par les organisateurs d’un événement lié aux communs. Comme je n’étais pas disponible pour m’y rendre, on m’a posé la question suivante : « Voudrais-tu nous transmettre un document qui pourrait incarner ta conception des communs ? » Il est difficile pour moi de répondre à cette question car j’ai une posture quasi « extérieure » au monde des communs, ou…

Lire la suite

Dans un mouvement délicat, les doigts de la main gauche se posent sur le haut du crâne, puis plongent dans les longs cheveux noirs pour faire connaissance avec les nœuds sans réveiller le cuir chevelu encore assoupi. Les poils de la brosse prennent doucement le relais, puis à nouveau les doigts, engageant une danse matinale qui va durer plusieurs minutes. Toujours sans un mot,…

Lire la suite

Elle porte un costume désuet à carreaux violets qui enserre son corps fluet. Dans le carré mi-long de ses cheveux auburn elle a soigneusement placé une petite fleur en tissu rose. Le téléphone diffuse de légères notes de piano. Ses grands yeux écarquillés embrassent le ciel tandis que ses quatre quilles blanches virevoltent dans les airs. L’une d’elle tombe à terre, et tandis qu’elle…

Lire la suite

On distingue à peine ses traits sous sa tignasse noire et une barbe qui n’a sans doute pas été taillée depuis des mois. Les mitaines usées laissent entrevoir de longs doigts qui pincent difficilement les cordes d’une guitare presque aphone. Perché en haut de l’escalier de l’église, il s’époumone : « You’re my wonderwall ! » sans qu’aucun promeneur ne s’arrête devant lui à cette heure…

Lire la suite

La second numéro de l’Eco locale est consacré à un phénomène très ancien, méconnu du grand public mais qui, à la faveur de la récente crise économique, financière, sociale et environnementale (2008-2009), revient en force et présente un ensemble d’alternatives intéressantes à l’idéologie « propriétariste » : les « communs ».

La plume s’agrippe aux fibres du papier tandis que les mots coulent lentement, comme attirés. Puis le geste se fige, la main se relève, pour retourner une dernière fois signer la missive. Après une relecture rapide, Marie embrasse la lettre, la plie soigneusement, et la dépose avec toutes les autres dans le tiroir du secrétaire verni. Elle jette un coup d’œil tendre au portrait…

Lire la suite

Ca fait 25 ans qu’il vit en couple avec le même homme. Le soir ils regardent des séries dans le canapé. Le week-end ils visitent des monuments en prenant des photos. Il s’ennuie à mourir et ne rêve que d’une chose : partir. Ca fait 25 ans qu’elle promène sa valise, que ses relations amoureuses tournent au fiasco. Le soir elle pleure. Le dimanche…

Lire la suite

Elle n’a pourtant prononcé que quelques mots, bien décidée à faire bonne figure. D’infimes larmes perlent le long des vibrations qui traversent l’espace. Elles atteignent la rétine et les tympans pratiquement au même moment, puis glissent jusqu’à la gorge qui se serre aussitôt. « Ça va ? » lui demande-t-il doucement. Elle relève la tête, surprise, ouvre la bouche pour lui répondre, mais c’est…

Lire la suite

Enregistré à Lyon le 6 décembre 2017 Les communs sont avant tout un univers constructif, où l’on fait des choses ensemble. En tout cas, c’est la manière dont je les ai pratiqués jusqu’à aujourd’hui, dans le pair à pair et la stigmergie. La stigmergie est une forme d’auto-organisation qui permet aux personnes de laisser aller leurs élans contributifs. Il s’agit moins de passer des…

Lire la suite

30/75