Câlin

Chaque pore de sa peau est une bouche minuscule qui hurle de faim.
Qu’on me touche, qu’on me caresse, qu’on m’effleure ! Qu’on m’indique où se trouvent les limite de l’angoisse.

Comme chaque soir, il se blottit au cœur de son odeur rassurante.
Ses mains reconnaissent les joues, la nuque, les épaules, le dos, les reins.
Les deux corps ne font bientôt plus qu'un.

Comme chaque soir, elle le serre dans ses bras.
Ils se goûtent pendant l'éternité souriante d'une minute tranquille.